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Après l'hiver, nous avons eu le printemps
! Presque classique sauf qu'il a tardé, mais lorsque le
soleil et le vent de nord sont revenus, ça a donné.
En 1 mois et demi, notre René a tracé plus de 350
km de promenades aériennes, soit 7 fois le trajet du Ménez
à Pemmarc'h qu'il a atteint avec Bruno lors d'une journée
réservée aux hommes. Les passages au dessus de Plomodiern
ont été si nombreux ce jour là que ses habitants
ont cette fois remarqué les voiles.
Nos compétitions ont été des réussites
parce que 4 des 5 journées ont été validées
(en proportion plus que lors des compétitions fin juin
en Sierra Névada), et parce que nous avons baptisé
un site.
Du Ménez-Hom, il fallait se poser ce 19 mai à Pouldergat.
Ciel couvert, il faut s'accrocher à tout. Progression groupée,
chacun surveille le voisin. Le passage de Douarnenez est fatal
à plus d'un. Pascal Leclerc finit en soaring sur les falaises
du Ris. Deux pilotes passent le but, se posent à Pouldreuzic
et La Torche. René gagne parce qu'il a passé le
but avant moi, mais je suis allé plus loin. Le lendemain,
du Bois du Chap (!), René passe le but et gagne la compétition.
Du Bois du Chap encore, le 2 juin, il fallait aller vers Audierne.
Vent nul. Trois pilotes seulement s'échappent du site après
des 1300 m au dessus du déco. Zig zag dans le Porzay pour
éviter Douarnenez ou survoler le port. La brise de mer
nous bloque dans notre progression. Le lendemain, par vent nul
de sud-est, de Tuchenn, il fallait rallier Plouvorn. Un normand
nous fait la nique. Plafond à plus de 2000 mètres.
Thermiques généreux pour ceux qui sont en l'air:
du + 7,4 m/s pendant 20 secondes, du jamais vu. La brise de mer
bloque à nouveau les pilotes à quelques kilomètres
du but. Je gagne la compète !
Vent de nord en ce mois de juin, Gwénolé et Christophe
ont fait leurs premières échappées, se posant
au Croéziou et Plogonnec. Ils l'ont fait en parapente,
mais bientôt le feront en delta !
Le challenge vol libre du Cht de F de CV était de se poser
à la plage. Facile ! Sauf que ce 6 juillet, la brise rentre
fort. Le vent est travers, mais on entend causer à la radio.
Je monte vers 15 heures, Alain prend du + 4 m/s. René se
posera sur le sable, Alain est à 200 mètres car
la dérive était trop forte. C'est sans trop de difficulté
que je prend de la hauteur, pourtant, les conditions au déco
ne me semblent pas des meilleures. C'est bien parce que je vois
des ailes dans le ciel que je pense que ça monte. Mais
ça monte où ? Le thermique est faible, étroit,
je zigzague en m'avançant. vers le nord-ouest. La page
est inaccessible au sud-ouest. J'ai pris 800 m, un cumulus gonfle
vers St Nic, j'y vais. Ca chute moins au bout d'un instant, voire
ça remonte un peu. Détour par Pentrez, survol des
baigneurs, j'arrive au dessus de la compétition, et je
prends quelques photos. Un autre arrive, et René pour son
second essai se pose à Ste Come. Etonnant non !
En ce 15
juillet, à 8H30, je laisse Luc aller s'installer. Je briefe
mes ouailles, les petits soarings se finissent en bas de pente,
et au dernier, ils plient. Luc prend de la hauteur, et se pose
au parking. Les premiers pilotes arrivent en ce milieu fin de
matinée, mais les cours sont terminés car le vent
forcit, les cumulus se développent généreusement
surtout au nord et vers Chateaulin. Mes corses sont là,
et se mettent en l'air. André ne recule pas vraiment, enfin,
pas toujours. JY arrivé à moto est reparti chercher
sa voile. Didou se pointe, les prévis sont à la
baisse du vent. Derrière le pare-brise du C25, j'attends
un peu avant de descendre car ça ne me semble pas être
une journée volable. M'enfin ? René part avec son
gros sac, quelques daltons en font de même. Je descends
manger un morceau, faire un brin de sieste, jouer avec mon PC.
Pendant ce temps, ils se mettent en l'air, preuve que c'est raisonnable.
Fermeture, le pilote de dessus fait mine de rejoindre celui du
dessous. Gag évité ? Ils partent en cross. Qui voit
que les cumulus sont congestus ? Un très jeune pilote n'a
rien à y faire, mais s'essaye au jeu. A la radio, j'entends
que Didou est à 1000 m. Diable ! Il va être 16 heures,
l'activité baisse, je vais voir. Effectivement, malgré
le vent travers (=sud-ouest), des pilotes sont en l'air. J'étale
mon jouet, le vent s'est un peu calmé, ça va être
le moment. Déco, ça monte tout droit, fermeture,
c'est par là. En quelques minutes, je suis en haut. Il
me suffit d'avancer. Stéphane à ma gauche fait les
z'oreilles, Didou est descendu. J'évite un gros noir, mais
celui là, devant, est trop gros. Cap au nord, ça
chute et c'est très bien. Séance photo (le site
de Rosnoën), et je rentre. A 35 km/h, et ce pendant 1 heure,
ça fait un triangle de 35 km comme dirait Averell ! Posé
dans les bruyères, je papote avec Claude Ebrard qui considère
que ça secoue trop ! Est-ce une trouillotte ? Je redécolle,
un voile est venu tout calmer, mais ça monte encore. Je
croise Emile qui fait les oreilles et vais presque jusqu'au rochers
d'Argol. Alors, pas de blessés ? C'était donc une
belle journée. Euh, c'est quoi ces gros orages dans le
sud de la France ?
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